Il y a quelques années, le gouvernement du Canada a mandaté Transport Canada pour mettre en place des lois pour encadrer l’utilisation des drones. La réglementation est très sévères comparé à la liberté dont les dronistes jouissaient auparavant, mais c’est sommes toute semblable aux lois que plusieurs autres pays ont promulgué suite à de trop nombreux incidents. Comme le ciel est de juridiction fédérale, cette législation s’applique partout au Canada, et donc aussi sur le territoire Québécois. Avant de faire décoller votre drone, vous devez savoir ce que vous pouvez faire ou pas. En fait, vous devriez vous renseigner AVANT de procéder à un achat, car vous pourriez même ne pas avoir légalement le droit de le faire voler après l’avoir déballé si vous n’avez pas les bonnes certifications.

Vaut donc mieux être au courant avant de faire un mauvais choix lors de l’achat de votre appareil.

Qu’est-ce qu’un drone? Qu’est-ce qu’un microdrone ?

La première chose à comprendre est la classification des drones établie par Transport Canada. Votre appareil peut entrer dans la catégorie « drone » ou « microdrone ». La distinction se fait en fonction du poids de l’appareil au décollage.

S’il fait 250 g ou plus, c’est un drone. Si c’est 249 g ou moins, c’est un microdrone.

Comme nous le verrons plus loin, la réglementation est plus compliquée pour les drones que les microdrones. La plupart des pays qui ont mis en place des balises légales ont fixé la limite à 250 g. C’est pour cela que certains fabricants ont mis en marché des appareils qui vont à l’ultime limite de poids légal. Par exemple, pour un usage semi-professionnel, avec des photos et vidéos de bonne qualité, il n’y a pour ainsi dire qu’un seul joueur: le DJI Mini 2 qui fait bien précisément 242g.

Il est à noter que ce n’est pas l’appareil qui fait la catégorie, mais bel et bien son poids. Par exemple, le DJI Mini fait 242 g, mais en ajoutant les protecteurs d’hélices vendus en option, le poids dépasse 250 grammes. Il change alors de catégorie et n’est plus considéré comme un microdrone. Vous devez alors agir comme si vous pilotiez un drone à part entière, et non un microdrone.

Faire voler légalement un drone de plus de 250 g au Canada

Drone de plus de 250g en volEn faisant voler un drone pesant entre 250 g et 25 kg, les pilotes doivent posséder (et avoir en tout temps lors d’un vol) un certificat de pilote valide. De plus, leur appareil doit avoir été enregistré auprès de Transport Canada. Vous pouvez donc légalement acheter un appareil de 250 g et plus sans certificat de pilote, mais ne pourrez pas le faire voler sans ce certificat et/ou avant d’avoir enregistré votre appareil.

Vous devez avoir 14 ans pour obtenir une licence d’opérations de base et 16 ans pour obtenir une licence d’opérations avancées. Le site de Transport Canada vous indique la différence entre ces deux types d’opérations et la marche à suivre pour obtenir le certificat de pilote de drone correspondant. Vous devrez par exemple réussir l’examen de Transport Canada, qui se fait en ligne. Plusieurs écoles de pilote peuvent vous préparer à cet examen, mais il n’est pas obligatoire de faire un cours. Cependant, l’examen n’est vraiment pas aisé et une formation est fortement suggérée puisque l’ampleur des Connaissances exigées pour les pilotes de systèmes d’aéronefs télépilotés est assez importante… 

Il ne serait pas pertinent d’expliquer ici ce que vous pouvez faire ou pas avec votre drone de 250 g ou plus, puisque vous l’apprendrez dans votre formation. L’important est de comprendre que vous devez avoir votre certificat et avoir enregistré votre drone.

Les conséquences de ne pas respecter la réglementation

Les amendes pour ne par respecter ces consignes sont quand même salé

  • Jusqu’à 1 000 $ en cas de vol sans certificat de pilote de drone
  • Jusqu’à 1 000 $ en cas de vol de drones non immatriculés ou marqués
  • Jusqu’à 1 000 $ en cas de vol dans des lieux non autorisés
  • Jusqu’à 3 000 $ si la sécurité d’aéronefs ou de personnes est compromise

Ces montants sont combinables. Par de certificat de pilote en faisant voler un drone non immatriculé? 1000$ +1000$ = 2000$.

En d’autres mots, si vous n’avez pas de certificats et n’avez pas l’intention d’en obtenir un, il faudra se rabattre sur un microdrone.

Faire voler légalement un drone de 249 g ou moins (microdrone) au Canada

Drone en vol

Si vous utilisez un drone de moins de 250 grammes, vous n’avez pas besoin d’immatriculer votre appareil ou d’obtenir un certificat de pilote de drone. Vous le sortez de la boîte et vous pouvez immédiatement le faire voler.

Le site de Transport Canada précise que:

« (…) vous ne devez pas utiliser votre drone de manière imprudente ou négligente, de façon à mettre en danger ou de risquer de mettre en danger la sécurité aérienne ou la sécurité de quiconque.
Bien qu’il n’y ait pas d’éléments prescriptifs dans la réglementation, on attend du pilote d’un microdrone qu’il fasse preuve de bon jugement, qu’il détermine les dangers potentiels et qu’il prenne toutes les mesures nécessaires pour éviter les risques associés au pilotage de son drone. »

En d’autres mots: ne fais pas le cave, et tout va bien aller.

Cependant, vous devez quand même respecter un certain nombre de suggestions. Transport Canada utilise l’expression « À titre de bonne pratique, vous devriez toujours…  ». Ils utilisent donc le conditionnel, ce qui ne rend pas la chose obligatoire. Cependant, en ne respectant pas ces consignes, vous êtes peut-être en train de faire le cave.

Les recommandations de Transports Canada sont donc de:

  • maintenir le drone en visibilité directe;
  • ne pas faire voler votre drone à une altitude de plus de 400 pieds;
  • garder une distance sécuritaire entre votre drone et les passants;
  • rester loin des aérodromes, aéroports, héliports et hydroaéroports;
  • éviter de voler près des infrastructures essentielles;
  • rester toujours à l’écart des aéronefs;
  • effectuer une inspection de votre drone avant le vol;
  • garder le drone suffisamment près pour maintenir la connexion avec la télécommande;
  • éviter les événements annoncés.

Réflexions personnelles: voler au dessus des gens ou de véhicules en mouvement, c’est faire le cave.

Où faire voler son drone (ou micro drone) légalement au Canada

Où faire voler son drone (ou micro drone) légalement au CanadaTransport Canada met à la disposition du public une carte interactive permettant de savoir s’il est permis de faire décoller son drone à un endroit précis, et s’il y a des restrictions partielles. Dans la colonne de gauche, cliquez sur l’icône de télécommande et choisissez la catégorie d’opération: microdrone, de base, ou avancé. La carte changera en fonction de votre sélection. Il y aura, au minimum et en fonction de la catégorie d’opération, des interdictions de décollage autour des prisons, des bases militaires, des aéroports et héliports.

Certains endroits interdits de vol ne sont pas indiqués sur la carte. Il faut savoir par exemple qu’il n’est pas légal de faire voler un drone dans un parc national ou provincial. L’ensemble des parcs de la SEPAQ est ainsi interdit de vol à moins d’une autorisation d’un gestionnaire.

En plus des interdictions permanentes de Tranport Canada, des interdiction temporaire s’appliquent automatiquement dans certain cas. Il est par exemple interdit de voler au dessus ou autour d’un feu de forêt ou d’un périmètre de sécurité établit par les forces de l’ordre

Faire décoller un drone à partir d’un lieu privé / survoler un lieu privé

Il est à noter que vous ne pouvez pas faire décoller votre drone à partir d’un lieu privé (maison, commerce, usine, etc.) sans l’autorisation du propriétaire. Par contre, une fois dans les airs, vous pouvez survoler ces terrains puisque c’est Transport Canada qui réglemente l’espace aérien.
Attention cependant: capturer des images (ou même les voir via la télécommande) pourrait être considéré comme du voyeurisme. À ce sujet, consultez les Lignes directrices sur la protection de la vie privée à l’intention des utilisateurs de drones.

Merci à Mathieu L’Étoile de Photo Altitude pour la validation de ce texte.

Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.

J’ai fais un portrait de Régis Labeaume lors de sa première élection, alors qu’il était un parfait inconnu sans chance réel de gagner. C’était pour Montreal Gazette. Quelques années plus tard, le Readers Digest à repris la photo pour sa page couverture.

Hier, 5 mai 2021, la boucle est presque bouclé. C’est un Régis Labeaume serein et parfois rieur qui a annoncé qu’il ne se représenterait pas à la mairie de Québec lors des prochaines élections municipale. C’est pour l’article Régis Labeaume se retire de la vie politique du Devoir que j’ai pris cette série d’images.

Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Regis Labeaume annonce qu’il ne se representera pas a la mairie de Quebec lors d’une conference de presse a Quebec le 5 mai 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.

Le bédéiste Philippe Girard à Québec le 30 mars 2021.

C’est la troisième fois que le bédéiste Philippe Girard se retrouve devant ma caméra. Après l’église St-Roch, c’est le parc Sylvain Lelièvre que j’ai utilisé comme décor, question de profiter des notes de musique pour accompagner l’histoire de sa BD: le chanteur Leonard Cohen. Tout cela dans Le Devoir de ce matin.

Le bédéiste Philippe Girard à Québec le 30 mars 2021.
Le bédéiste Philippe Girard à Québec le 30 mars 2021.
Le bédéiste Philippe Girard à Québec le 30 mars 2021.
Le bédéiste Philippe Girard à Québec le 30 mars 2021.
Le bédéiste Philippe Girard à Québec le 30 mars 2021.
Le bédéiste Philippe Girard à Québec le 30 mars 2021.

 

Des responsables de la Sécurité Publique remettent un avis de fermeture a un entraineur et responsable du Mega Gym 24h à Québec le 31 mars 2021.

Hier en matinée, la Sécurité Publique force la fermeture du Méga Gym 24h suite à une éclosion majeur de COVID 19. Pourtant, plusieurs clients continuaient d’accéder au commerce pendant la journée. Ce n’est que vers 15h que le gérant met la clé dans la porte après la sortie du dernier client. Quelques minutes plus tard, la Sécurité Publique, assistée des forces policières, débarque pour remettre les documents officielles de fermeture à l’entraîneur / gérant qui s’apprêtait à quitter.

Le propriétaire du Gym, « Dan Marino » (qui n’est pas l’homme sur les photos), est connu pour se battre contre les mesures sanitaires gouvernementales et avaient dû fermer son établissement il y a quelques jours suite aux premiers cas déclarés. Selon TVA, « l’un des entraîneurs du Méga Fitness Gym, qui confirme avoir été déclaré positif à la COVID mercredi dernier, était même de retour dans la salle d’entraînement lundi. »

Ajoutons que selon certains médias, il serait présentement atteint de la COVID aux soins intensif. Sur une publication Facebook se matin qui a été effacé depuis, l’homme s’en prend aux médias, mais ne nie pas le fait qu’il pourrait être présentement à l’hôpital après avoir contracté la COVID lui-même.

Des responsables de la Sécurité Publique remettent un avis de fermeture a un entraineur et responsable du Mega Gym 24h à Québec le 31 mars 2021.
Des responsables de la Sécurité Publique remettent un avis de fermeture a un entraineur et responsable du Mega Gym 24h à Québec le 31 mars 2021.
Un entraineur du Mega Gym 24h discute avec les journalistes suite a la fermeture du centre d’entrainement à Québec le 31 mars 2021.
Un entraineur du Mega Gym 24h discute avec les journalistes suite a la fermeture du centre d’entrainement à Québec le 31 mars 2021.
Un entraineur et responsable du Mega Gym 24h discute avec des policiers appelés en assistance de la Sécurité Publique venu remettre un avis de fermeture à Québec le 31 mars 2021.
Un entraineur et responsable du Mega Gym 24h discute avec des policiers appelés en assistance de la Sécurité Publique venu remettre un avis de fermeture à Québec le 31 mars 2021.
Un entraineur et responsable du Mega Gym 24h discute avec des policiers appelés en assistance de la Sécurité Publique venu remettre un avis de fermeture à Québec le 31 mars 2021.
Un entraineur et responsable du Mega Gym 24h discute avec des policiers appelés en assistance de la Sécurité Publique venu remettre un avis de fermeture à Québec le 31 mars 2021.

Yves Jacques et Robert Lepage. Deux monstres du milieu théâtral en particulier, et du milieu artistique en général. Même si cela fait plus de 15 ans que je fais ce métier, il y a quand même une certaine fébrilité lorsqu’un grand quotidien nous contacte pour prendre en photo ce genre de monument. On ajoute une petite couche supplémentaire lorsqu’on nous précise que ce sera pour la « une » du cahier artistique.

Un petit « flash cobra » au travers d’une ombrelle blanche à ma droite, un autre en lumière directe dirigée sur le mur en arrière-plan pour l’éclairer un peu. Et hop! 8 minutes plus tard, et tout est terminé.

C’est ce qu’on appelle un événement. Dans la diffusion en direct par Télé-Québec de La face cachée de la lune, un spectacle qu’ils ont tous deux porté en solo, Robert Lepage et Yves Jacques se donneront la réplique pour la première fois. Rencontre attendue entre le créateur qui a lancé la belle production d’Ex Machina en 2000 et l’interprète qui l’a ensuite souvent maintenue en orbite autour du monde. Et s’ils jouent des frères antagonistes sur la scène du Diamant à Québec, les deux natifs de la capitale sont liés par une complicité évidente, ludique, qui transcende les déficiences d’une communication numérique, lors d’une entrevue émaillée de nombreux rires partagés.

Solo pour deux, ou quand Robert Lepage tend la main à Yves Jacques sur Le Devoir

Les comédiens Yves Jacques et Robert Lepage à Québec. Francis Vachon pour Le Devoir.
Les comédiens Yves Jacques et Robert Lepage à Québec. Francis Vachon pour Le Devoir.
Les comédiens Yves Jacques et Robert Lepage à Québec. Francis Vachon pour Le Devoir.
Les comédiens Yves Jacques et Robert Lepage à Québec. Francis Vachon pour Le Devoir.
L'homme de théâtre Robert Lepage à Québec.
L’homme de théâtre Robert Lepage à Québec. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
L'homme de théâtre Robert Lepage à Québec.
L’homme de théâtre Robert Lepage à Québec. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Le comédien Yves Jacques
Le comédien Yves Jacques. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Le comédien Yves Jacques
Le comédien Yves Jacques. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.

Un texte magnifique, empli de poésie de ma magnifique collègue Marie-Michèle Sioui pour accompagner mes photos. Que fait une personne en situation d’itinérance lorsqu’on lui interdit d’être à l’extérieur de sa maison après 20h?

Au sommet des marches, Adam gratte sa guitare et discute avec Gwenola Leroux. Deux policiers, dans leur voiture depuis une vingtaine de minutes, braquent les phares sur lui. Ils sortent du véhicule à 20 h 02. Couvre-feu. Un groupe attrape de quoi manger dans le « Frigo Partage ». Les autres disparaissent. Pour la première fois en 15 ans, Nicolas observe le parvis de l’église vide.

Grand respect à PECH, que je ne connaissais pas, avec qui nous avons passé quelques heures.

En avançant sur la rue Saint-Joseph, un peu avant 20 h, l’intervenante de rue Gwenola Leroux explique que les travailleurs de rue ont tendance à marcher lentement. Il ne faut pas être pressé pour faire son travail. Ni paternaliste, ni frileux l’hiver, ni impatient d’obtenir des résultats. « On sème la graine, on met la table, mais on ne sert jamais le repas et on ne mange jamais le fruit », résume son collègue Nicolas Houde, chef d’équipe au Programme d’encadrement clinique et d’hébergement (PECH) et intervenant de rue à Québec de 2006 à 2018.

Article complet sur Le Devoir:  À Québec, sans-abri sous couvre-feu

Gwenola Leroux, intervenante pour PECH, discute avec Marc-André juste a côté du refuge pour sans-abri Lauberivière à Québec le 12 janvier 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir
Gwenola Leroux, intervenante pour PECH, discute avec Marc-André juste a côté du refuge pour sans-abri Lauberivière à Québec le 12 janvier 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir
Jacques, alias Vital, juste à côté du refuge pour sans-abri Lauberivière a Quebec le 12 janvier 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir
Gwenola Leroux, intervenante pour PECH, discute avec Marc-André juste a côté du refuge pour sans-abri Lauberivière à Québec le 12 janvier 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir
Nicolas Houde et Gwenola Leroux, de l’organisme PECH, discute avec Adam juste a cote de l’Eglise St-Roch à Québec le 12 janvier 2021. Photo Francis Vachon pour Le Devoir


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