L’histoire de la photo qui a failli jamais exister

Stephane Delisle, enseignant en philosophie au CEGEP Limoilou

Pour la page Le Devoir de Philo du quotidien Le Devoir, on m’envoie photographier Stéphane Delisle, professeur au CÉGEP Limoilou qui a écrit le texte qui sera publié dans le journal. Quelques portraits, rien de bien compliqué.

Je choisis une classe vide, pour faire quelques photos de lui dans son environnement d’enseignant. Après une vingtaine de minutes, j’ai un certain nombre de photos utilisables. Rien pour mettre dans mon portfolio, mais quand même des photos intéressantes. Alors que je me prépare à ranger mes trucs et que je le remercie de sa collaboration, il m’ouvre une porte que je ne peux laisser se refermer.

– Ah! Tu sais, moi je ne suis pas très stressé. Si tu m’avais demandé de me coucher sur la table, je l’aurais fait.

– Ah oui? Pour vrai? T’es game? Parce que si t’es game, moi aussi je suis game. Allez! Couche-toi sur la table, que je te prenne en photo comme une de ces filles françaises!

Stéphane, bon gaillard devant s’approcher du 6 pieds, se couche sur la table. C’est drôle, les photos sont rigolotes. Cependant, à moins d’un contexte particulier, il n’y a pas grand chance que ce genre de photos soit utilisé.

Alors que je range mon matériel pour une seconde fois, Stéphane m’explique le texte qu’il a écrit et qui sera publié dans Le Devoir: Un «selfie» au massacre de la Saint-Barthélemy.

Pour faire un résumé, Stéphane s’interroge sur ce besoin un peu ridicule de se prendre en photo en toute occasion et de « s’offrir » ainsi sur Facebook et autre Twitter.

À cet instant, les neurones de mon cerveau font les bonnes connexions. Les photos sont sur la carte mémoire de mon Canon 6D, un des seuls (le seul?) appareils DSLR capables de créer un réseau sans fil. Sur mon iPhone, j’ai l’application permettant d’aller les récupérer. Je transfère la photo de Stéphane couché sur la table, je mets le téléphone dans ses mains. Le résultat: une photo qui illustre à la perfection l’histoire et qui est jouée en « cinq colonnes » dans Le Devoir.

Le-Devoir-11-Octobre

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