Une courte mais sympathique rencontre avec Guy Bélanger dans Limoilou.

C’est bien simple. Tout en haut, à l’harmonica, celui du blues et non de la polka, les cadors actuels s’appellent Billy Branch, Jerry Portnoy, Joe Nosek, Kim Wilson et, bien évidemment, le vieux Charlie Musselwhite. Qui d’autre ? Guy Bélanger et personne d’autre ! Certain comme sûr ? Le choix vous appartient. On insiste : Bélanger n’est pas en dessous des susnommés, ni au-dessus, mais à leurs côtés ou parmi eux.

Suite sur Le Devoir

Guy Bélanger

Guy Bélanger

Lutteur avec des tatouages

Pourriez-vous être dans le trouble en diffusant une photo que vous avez faite de vos modèles possédant des tatouages? Oui, potentiellement.

 

Lutteur avec des tatouages

Le journal Le Devoir s’attarde aujourd’hui à cette problématique dans l’article Les tatoueurs ont-ils des droits d’auteur?

Cité dans l’article, l’avocat Gabriel St-Laurent précise que: « dès que le tatouage fait preuve d’originalité et qu’il est fixé sur la peau, il devient une oeuvre protégée par le droit d’auteur. Ce faisant, l’auteur de l’oeuvre est tributaire de droits. »

Si la photo n’est pas utilisée dans un cadre commercial ou si ce sont des portraits personels, ce n’est pas un problème. Mais si l’image sert à vendre un produit ou un service, l’entreprise utilisant votre photo pourrait se faire poursuivre par le tatoueur.

Est-ce que cela arrive pour vrai? Oui, selon le Devoir.

« La semaine dernière, un juge de Californie a décidé d’entendre la plainte du tatoueur Kevin Brophy Jr. parce qu’une photo d’une de ses oeuvres montrant un tigre et un serpent réalisée sur le dos d’un homme apparaît en couverture de l’album Gangsta Bitch Music, Vol 1 de l’artiste Cardi B. Il réclame 5 millions $US pour « violation de son image publique ».

C’est pour cela, par exemple, que « L’Association des joueurs de la Ligue nationale de football et les agents de joueurs recommandent à leurs membres et clients d’obtenir les droits de reproduction des encrages avant de les faire réaliser. »

Qu’est-ce que cela veut dire pour vous? En tant que photographe, ce n’est pas vous qui serez poursuivi. Ce serait plutôt votre client utilisant vos photos. Cependant, en tant que photographe professionnel, il est de votre responsabilité de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour protéger votre client. Cela inclut de l’informer des risques potentiels si le mannequin choisi pour la campagne publicitaire a des tatouages apparents. 

Plusieurs amis de Jonathan Doré se sont pointés au lancement de ce premier livre. Plusieurs autres lui ont écrit plus tard, complètement confus en voyant les photos d’un événement qu’ils croyaient tenir du canular. Il les imite : « Man ! C’est-tu vrai ton affaire de poèmes ? J’étais sûr que c’était une joke. »

Vous aurez compris que le gars de 29 ans ne s’empresse pas d’annoncer qu’il est poète à chacun des clients qui s’assoient sur sa chaise chez Sami Le Gentleman Barbier, salon du quartier Limoilou, à Québec, où il manie les ciseaux et le rasoir électrique, un métier vers lequel il s’est tourné en 2017 après avoir longtemps galéré.

Un très intéressant papier du Devoir accompagne mes photos de Jonathan Doré (à moins que ce soit mes photos qui accompagne le texte): L’écrivain au travail: le barbier qui transférait ses joies et ses peines dans ses poèmes

Jonathan Doré, barbier au Sami Le Gentleman Barbier à Québec le 9 juillet 2019. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Jonathan Doré, barbier au Sami Le Gentleman Barbier à Québec le 9 juillet 2019. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Jonathan Doré, barbier au Sami Le Gentleman Barbier à Québec le 9 juillet 2019. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Jonathan Doré, barbier au Sami Le Gentleman Barbier à Québec le 9 juillet 2019. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.

 


Copyright © 2017 Francis Vachon. Réalisation web par Eve Drouin-V.