Il y a cinq ans, j’ai refusé 1.2 million $ pour être photographe

Après mon retour à l’école à 30 ans et avoir mené de front ma «job de jour» et ma business photo pendant quelques années, je quittais le 19 février 2008 mon emploi pour de bon. Cela fait donc 5 ans que mon seul revenu provient de la photographie.

Auparavant, j’étais programmeur web à l’emploi du fédéral. Aujourd’hui, avec 5 ans d’ancienneté supplémentaire et la montée des échelles salariales, mon salaire serait d’environs 80,000$. Il s’agissait d’un emploi très bien payé et avec une sécurité d’emplois inégalable. C’était une belle prison dorée.

En prime, cette position venait avec un généreux fonds de pension équivalent à 75% de mon salaire. En d’autres mots: 60,000$ par année à ma retraite. Avec une espérance de vie de 85 ans, 20 ans de retraite à 60,000$ donnent un total de 1,2 million $. C’est ce que je devrais avoir dans mon REER à 65 ans pour ne pas perdre au change.

Quelles sont les chances que j’ai 1.2 million $ en REER à 65 ans? Aucune. Est-ce que je regrette mon changement de carrière? Pas du tout. 1,2 million $ en échange d’une vie heureuse, c’est un très bon «deal».

Si un jour je dois retourner travailler dans un cubicule, cela ressemblera à ça:

Dilbert.com

Commentaires (6)

  • Beau témoignage Francis. J’ai quitté aussi ma carrière d’ingénieur en 2008 car où je travaillais, il n’y avait plus beaucoup de projets à gérer. Je faisais de la photo panoramique assez sérieusement en amateur depuis 2003. Je me suis lancé en photo panoramique à temps plein et je ne le regrette pas aujourd’hui. J’ai même fait pendant un an de la photo panoramique journalistique pour La Presse en 2008 et un peu en 2009!! La passion de mon travail en photo, je ne l’avais plus dans mon travail d’ingénieur et voyager à tous les jours sur la rive sud à ma job de bureau.

    Coté finances, après un an de revenus moindre, j’accote pratiquement ce que je faisais auparavant, donc je suis heureux de ce côté aussi. J’ai aussi l’occasion de voyager un peu tout en faisant de la photo même si c’est pas évident avec une jeune famille. Je peux passer beaucoup de temps à jouer avec les nouveaux outils technologiques pour innover dans mes visites interactives. J’apprécie avoir la chance de voir de nouveaux pays et expériences en condensé pour les quelques jours pendant lesquelles je quitte habituellement.

    Mais le plus important pour moi est d’aimer ce que je fais et je ne me plains pas de ce côté!

  • Très bonne décision Francis ! J’ai lâché ma job, mon appart, mon meilleur ami (labrador noir) et ma job de bureau plate à 60 000$/ année en 2006 pour partir 6mois à l’aventure en Argentine et pratiquer ma passion, le kung-fu avec des maîtres compétents.(Ma famille était dans une incompréhension totale.) Un périple de 2ans où j’ai beaucoup appris sur l’art, les gens, la vie et moi-même. Aujourd’hui, je fais un peu de journalisme et de la photo, en plus d’un job; je gagne la moitié de ce je gagnais en 2004. Mais, je suis heureux et très bien dans ma peau. Et ça, c’est PRICELESS. En espérant que ton texte en inspire d’autres à faire de même. L’argent ce n’est pas tout. J’en connais qui n’oseraient jamais perdre la stabilité et un gros salaire pour vivre leur passion et prendre des risques pour s’accomplir…et c’est pourquoi qu’il ne sont que partiellement heureux. Vive les gens qui ont les couilles de faire ce qui les inspirent. @+ GM

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