Plusieurs amis de Jonathan Doré se sont pointés au lancement de ce premier livre. Plusieurs autres lui ont écrit plus tard, complètement confus en voyant les photos d’un événement qu’ils croyaient tenir du canular. Il les imite : « Man ! C’est-tu vrai ton affaire de poèmes ? J’étais sûr que c’était une joke. »

Vous aurez compris que le gars de 29 ans ne s’empresse pas d’annoncer qu’il est poète à chacun des clients qui s’assoient sur sa chaise chez Sami Le Gentleman Barbier, salon du quartier Limoilou, à Québec, où il manie les ciseaux et le rasoir électrique, un métier vers lequel il s’est tourné en 2017 après avoir longtemps galéré.

Un très intéressant papier du Devoir accompagne mes photos de Jonathan Doré (à moins que ce soit mes photos qui accompagne le texte): L’écrivain au travail: le barbier qui transférait ses joies et ses peines dans ses poèmes

Jonathan Doré, barbier au Sami Le Gentleman Barbier à Québec le 9 juillet 2019. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Jonathan Doré, barbier au Sami Le Gentleman Barbier à Québec le 9 juillet 2019. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Jonathan Doré, barbier au Sami Le Gentleman Barbier à Québec le 9 juillet 2019. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.
Jonathan Doré, barbier au Sami Le Gentleman Barbier à Québec le 9 juillet 2019. Photo Francis Vachon pour Le Devoir.

 

Une bonne photo, ça se fait partout

En tant que photojournaliste, mon studio est partout. On me demande de faire des portraits de gens dans toute sorte d’environnement. Avec le temps, on apprend à « voir » ce qu’il est possible de faire, même dans un environnement qui semble, à première vue, peu propice à faire un portrait.

La première chose à faire, c’est de se concentrer sur un élément que l’on veut mettre en valeur, tout en voyant comment on peut éliminer les éléments distrayants.

Par exemple, en entrant dans la chambre de Daphnée, plusieurs photographes auraient pu être découragées. Elle m’a demandé si elle devrait mettre certaines choses de côté.

Mais c’était inutile. Je n’avais qu’à changer d’objectif pour n’utiliser que la toute petite section de sa chambre qui m’intéressait.

Lorsque vous apposez l’appareil photo à votre oeil, ne vous concentrez pas seulement sur votre sujet. Regardez l’ensemble de ce que vous êtes en train de cadrer. Enlevez toute l’information qui n’est pas pertinente à votre photo et ne conservez que ce qui est important, que ce qui raconte votre histoire. 

Ici, je raconte l’histoire de Daphnée, jeune fille de 16 ans, qui a amassé  2400$ pour des réfugiés. Ce dont j’avais besoin pour raconter l’histoire se trouvait sur le mur: une carte du monde et une sphère avec des éléments graphiques asiatiques. Mon objectif de 85mm me permettait d’isoler ces éléments. On ajoute un petit flash speedlight et Hop! C’est dans le sac.

L’histoire de Daphnée est ici.

Une ruelle… Un peu d’ombre, mais un spot de soleil sur un mur de brique… Parfois, ça ne prend pas grand chose…

L’auteur Jean Désy à Québec le 1er avril 2019. Photo Francis Vachon pour Le Devoir
L’auteur Jean Désy à Québec le 1er avril 2019. Photo Francis Vachon pour Le Devoir

Pascale Renaud-Hébert

La comédienne Pascale Renaud-Hébert, prise en photo au Grand Théâtre de Québec devant la fameuse fresque de Jordi Bonet.

Parfois, on a juste besoin d’un flash speedlight légèrement diffusé au travers d’une ombrelle blanche combiné à une murale. (deux premières photos). Et au besoin, on ferme le flash et on y va en lumière naturelle (deux photos suivantes).

Pascale Renaud-Hébert

Pascale Renaud-Hébert
Pascale Renaud-Hébert
Pascale Renaud-Hébert
Pascale Renaud-Hébert
Pascale Renaud-Hébert
Pascale Renaud-Hébert

Pascale Renaud-Hébert


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