Il vous arrive de regarder une image et vous dire… mais COMMENT il a fait pour faire cette photo? 

Personnellement, comme photojournaliste qui ne maîtrise pas trop la lumière studio, ça m’arrive régulièrement. Il y a plusieurs mois, j’ai trouvé par hasard Karim Ben Jemaa sur Facebook. Je suis littéralement tombé sur le derrière. Sa maîtrise de la lumière est HALLUCINANTE. Je regarde chacune de ses photos et il me semble impossible que je puisse réaliser quelque chose de semblable.

Puis, très récemment Karim a mentionné qu’il était à finaliser la postproduction d’un atelier (workshop) qu’il a filmé. C’était ma chance d’apprendre du meilleur! En plus de pouvoir regarder comment un maître Jedi de la lumière construisait une photo, j’allais pouvoir offrir en exclusivité son produit à tous mes lecteurs!

Photo Karim Ben Jaama
Photo Karim Ben Jaama
Photo Karim Ben Jaama
Photo Karim Ben Jaama
Photo Karim Ben Jaama
Photo Karim Ben Jaama

Deux heures de formation où on le voit travailler, où il nous explique chaque détail de la prise de vue des trois images ci-haut. Étape par étape, 15 photographes expérimentés collaborent pour trouver le meilleur moyen d’éclairer trois concepts complexes différents, en choisissant les angles, les modificateurs et l’intensité des lumières. Ce cours est une véritable expérience de vie en studio. Il couvre les aspects techniques du travail avec les flashs, identifie les problèmes potentiels et les résout, tout en préparant le spectateur à travailler efficacement dans des délais serrés.

Outre sa grande valeur éducative, ce cours présente une équipe impressionnante. 20 des meilleurs artistes de la ville: des mannequins, maquilleurs artistes, stylistes, qui ont donné de leur temps et de leurs efforts pour en faire l’un des ateliers les plus colorés de la ville.

Jusqu’au 20 mai, la formation en lumière créative est offerte à 20$ de rabais sur F8ISO400!

Ma mère est une artisane-tisserande d’expérience. Elle prépare un livre. Pour l’illustrer, elle a besoin de photos de ses réalisations, souvent montées sur son métier à tisser. La photo doit être faite à un moment précis et comme son fils-photographe (c’est moi, ça!) est à plus de 45 minutes de voiture et pas toujours disponible « sur demande », elle a demandé à mon père de lui faire des photos.

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Photography is in many ways like a movie, except it’s only a one frame scenario. Watching how the best filmmakers build a scene can be a great way to improve your ability to compose and tell a story with your photos.

Youtube channel Every Frame a Painting is dedicated to the analysis of film form. Some of the videos he created are gold for us photographers.

How shooting up or down on your subject as he looks or not at the camera will influences how we perceive him:

How to compose a scene in quadrant or use geometry to tell a story:

How directors use light can also help us understand how to use it. It is often a bit over the top, but C.S.I is the perfect example of how light can help tell a story. The lighting we see in C.S.I is totally non-realistic. No interrogation room or lab is lite like that. But the light tells a story by being a character by itself.

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Le portrait éditorial est très différent du portrait corporatif à plusieurs niveaux. Un de ceux-ci est qu’en corpo, le client est la personne que l’ont doit photographier. Il est donc possible de prendre tout le temps voulu pour arriver à faire une bonne photo. En éditorial, le client est plutôt un journal ou un mensuel. Le sujet à photographier est généralement heureux de participer à la photo qui accompagnera l’article, mais son temps est généralement compté et il faut faire vite.

Le budget est aussi moindre. Impossible de faire du repérage. Nous arrivons sur place, devons décider de la photo en quelques instants, installer notre matériel, et espérer que nous aurons assez de temps pour faire une bonne photo. Généralement, je suis sur place entre 15 et 30 minutes.

La première étape: faire la safe shot. Une photo souvent sans grande originalité, mais qui peu se faire rapidement et être utilisé sans problème.

Avec Patrice Gilbert de PetalMD, j’ai simplement installé mon sujet devant le logo de son entreprise, et j’ai installé un flash dans une ombrelle blanche.

Patrice Gilbert, CEO of PetalMD

À ce moment, j’avais une photo « utilisable ». Je pouvais essayer d’aller chercher une photo « wow »

Mon attention a été attirée vers un mur où se trouvait un truc ondulé. En y plaçant mon sujet, j’avais une lumière naturelle qui venait y faire un backlight. En mettant un flash dans un nid d’abeille, je pouvais concentrer ma lumière sur son visage. La balance des blancs en mode «flash» faisait tourner au cyan la lumière ambiante nuageuse provenant de la fenêtre.

Patrice Gilbert, CEO of PetalMD

Après avoir fait quelques bonnes photos de cette façon, j’ai mis un gel vert sur mon flash et j’ai changé la balance des blancs sur mon appareil photo à «fluorescent». Avec toujours un nid d’abeille sur mon flash, je gardais mon sujet de la bonne couleur tout en donnant une ambiance très électrique à la photo.

Patrice Gilbert, CEO of PetalMD

Vous l’avez peut-être remarqué, je fais de plus en plus d’article en tant que journaliste de voyage. Plusieurs sont très orienté “nourriture” et je dois rendre justice aux plats tout en voyageant léger et ne chargeant pas trop mes valises.

Au début, j’utilisais un ou deux speedlights que je déclenchait avec mon ST2 Transmitter. J’ai rapidement constaté que c’est trop lourd à trainer lorsqu’on passe 12 heures par jour à se promener avec deux boîtiers et trois lentilles alors que les flash ne sont utilisés seulement qu’à l’heure des repas. J’ai donc développé un technique qui fonctionne assez bien.

J’utilise l’application MyLite de mon iPhone qui transforme la lumière du flash en lumière continue. Si une autre personne est présente et a aussi l’application sur son téléphone, je peux même utiliser 2 sources de lumière pour faire un rim light ou les combiner pour donner plus de puissance. En fait, on peut combiner autant de lumière qu’il y a de téléphone!

food-photo-iphone
Cette photo a été prise à 2000 ISO, mais à f7.1 grâce à deux iPhones. Un des appareil était tenu par moi en bas à gauche pour bien déboucher le noir du gâteau, et un second tenu par un autre journaliste, plus haut pour faire ressortir le glaçage.

Ce n’est pas parfait, ce n’est pas une photo studio, mais pour une image qui accompagne un article sur Internet, c’est un très bon compromis.

J’utilise évidemment mon gros SLR pour prendre la photo, mais cette technique peut aussi être utilisée avec la caméra de votre téléphone. Il suffit d’un ami qui à l’application pour vous servir de source d’éclairage et vous aurez un résultat équivalent.

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