“Can an amateur take a picture as good as a professional? Sure. Can they do it on demand? Can they do it again? Can they do it over and over? Can they do it when a scene isn’t that interesting?”

That’s how Katrin Eismann, chairwoman of the Masters in Digital Photography program at the School of Visual Arts in New York, is quoted in a New-York time article.

When the National Post sent me to photograph Clotaire Rapaille, the French/American market researcher and author, I did not know I would have exactly 89 seconds, according to the IPTC data of my first and last photos.

Now that is was revealed that Rapaille’s biography contains numerous lies and exaggerations and his contract was terminated with Quebec City, the Post used another photo I filled from that day.

Is it a photo I will put in my portfolio? Certainly not. But bringing back a usable picture, not matter what where the circumstances, that’s why my clients hire me.
Clotaire Rapaille
Clotaire Rapaille, waits for the a session with journalists to begin at the City Hall in Quebec city Thursday March 11, 2010. A French-born American market researcher and author, Rapaille was hired by Quebec City to enhance the city’s image on an international level. Photo by Francis Vachon for National Post.

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En jetant un œil sur le graphique suivant montrant l’évolution de la provenance de mes revenues, il est facile de constater la chute dramatique de la portion « journaux et agence de presse, » passant de 100% en 2006 à un peu moins de 20% pour l’année 2009 qui vient de se terminer.

Comme à la bourse où il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, j’essaie de multiplier mes sources de revenu, autant dans la diversification de mes clients que du type de photographie que je fais.

La photographie corporative est apparue en force en 2008 et s’est maintenue en 2009.

La fin de 2009 semble me montrer que les magazines prendront du plus en plus d’importance avec plusieurs shooting importants.

J’ai commencé à vendre du stock photo en 2007 et la « part de marché » de ce type de revenu augmente lentement mais sûrement. C’était 8.5% en 2008, ce fut 15% en 2009. J’ai également presque doublé en 2009 le nombre de photos disponibles sur différentes banques d’images pour un total de 3200. Un ajout en moyenne de 4 nouvelles images par jour. Je m’étais par contre fixé un objectif de 5 images par jour et je suis donc en retard à ce sujet.

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Un pilote en silhouette

Petite séance de photo aérienne plus tôt cette semaine pour faire du stock photo du haut des airs.

En terminant la séance, alors que le Soleil finissait de briller, j’ai rapidement mitraillé Charles Paquin, mon pilote pour la journée, qui retournait à ses quartiers.

Un pilote d’avion en silhouette

Quelques photos prises d’en haut seront évidemment postées ici plus tard.

Quebec Premier Jean Charest kicks a ball as he inaugurates a soccer field, part of the Promenade Samuel-de-Champlain Tuesday June 24, 2008 in Quebec City. The Promenade, a 2.5km parkway along the St-Lawrence River, is the gift from the government of Quebec to Quebec city for her 400th's birthday (Photo Francis Vachon)
Jean Charest lors de l’inauguration de la Promenade Samuel-de-Champlain le 24 juin 2008 à Québec (Photo Francis Vachon)

L’été passé, un jeune photojournaliste en (très) début de carrière m’a présenté son portfolio pour recevoir une critique. Parmi ces images, une photo de Jean Charest (Premier ministre du Québec). Pas très bonne, je dois préciser.

« Si ce n’était pas Jean Charest, aurais-tu mis cette photo dans ton portfolio? »

« Non. Mais c’est Jean Charest! »

« Écoutes. Des photos de Jean Charest, j’en ai fait en masse. Les éditeurs photo, ils en voient tous les jours des photos de Jean Charest. Ça ne nous impressionne pas Jean Charest. Si la photo n’était pas assez bonne pour être dans ton portfolio si c’était Jo Nobody à la place de Jean Charest, alors enlève-la de ton book »

Et il là enlevé. Et quelques mois plus tard, il était engagé dans un quotidien de Montréal.

Parfois, on devient attaché émotivement à une image. Parce qu’on admire la personne que l’on a photographiée. Parce que l’accès a été très difficile et qu’on est fière d’avoir réussi à prendre la photo. Parce que c’est une personne très connue. Parce qu’on a fait du « hiking » en montagne sous la pluie pendant 4 jours pour faire la photo.

Cependant, la personne qui regarde le résultat final n’a pas cet attachement émotif et la regarde froidement pour ce qu’elle est. Si vous montrez la photo à 10 personnes et que les 10 vous disent qu’elle n’est pas très bonne… C’est probablement par ce que c’est le cas. Gardez-la pour vous, mais retirez-la de votre portefolio.

PS : Je ne dis pas que c’est À CAUSE DE MOI que le photographe a été engagé. Ce jeune homme avait d’abord un immense désir de réussir dans ce domaine. Il a rencontré plusieurs personnes, a fait l’éponge, absorbant toute l’information qu’il pouvait. Il a mis tout cela en pratique, et cela lui a réussi.


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